La SIM – Présentation


Front de mer Mamoudzou - Mayoote

La Société Immobilière de Mayotte


La SIM a été créée le 24 octobre 1977. Tout d’abord dotée d’un statut de société d’État, son objectif initial est la réalisation des logements des fonctionnaires dont la présence se renforce rapidement avec le développement soutenu que connaîtra désormais l’île. C’est la mise en place en 1978 de l’aide au logement dans les DOM qui va donner une vraie dimension à sa vocation d’opérateur de l’habitat social. Les besoins sont exceptionnels et l’élargissement de son champ d’action à celui d’aménageur est rendu rapidement indispensable. Il sera officialisé plus tard, lors de sa transformation en société d’économie mixte en 1993. L’activité est depuis organisée autour de trois pôles :
– la constitution et l’exploitation du parc locatif,
– la mise en œuvre du programme d’habitat social,
– la conduite d’opérations d’aménagement et d’équipements.
Depuis 2005, la SIM s’est particulièrement investie dans une réorganisation de ses moyens et leur adaptation aux données de la nouvelle politique du logement ou de l’aménagement.
La décentralisation et la départementalisation de Mayotte ont déjà modifié et modifieront profondément les procédures de mise en œuvre des opérations, leur cadre juridique et enfin les outils disponibles pour les décisionnaires locaux, interlocuteurs privilégiés de l’EPL.

Mahamoud Azihary

Les enjeux


Depuis 2008, la SIM est entrée dans sa quatrième décennie. C’est une SIM nouvelle génération, avec une organisation repensée, autant au niveau des hommes que des systèmes d’information. Ensuite la société s’inscrit dans une ère où, à la fois le cadre juridique offre plus d’opportunités pour la qualité des projets d’aménagement, mais où les contraintes se sont multipliées. Cela impose d’élever de plus en plus l’ingénierie technique et financière pour des réalisations dignes de notre temps et minimiser les risques opérationnels.
Cette quatrième décennie aura vu la fin de la case SIM, laquelle est remplacée par le LATS et le LAS qui, pour qu’ils atteignent, avec le nouveau logement locatif social, les objectifs soulignés, répondent mieux aux normes d’habitabilité contemporaines.
En outre, il est dorénavant possible dans les projets d’aménagement de promouvoir la mixité sociale et économique. Cette latitude offre l’opportunité pour Mayotte d’en finir avec les ghettos de pauvres que deviennent les habitations créées dans les lotissements non mixtes et les opérations de RHI (résorption de l’habitat insalubre), lesquelles ne résolvent pas véritablement le problème de l’insalubrité. Le logement social constitue un des objectifs de la stratégie de croissance pour l’Outre-mer, appelée Stracom. Pour cela, il faut qu’à Mayotte un effort concerté soit fait entre l’État, la collectivité départementale, et les communes pour fédérer les moyens véritables de relance du logement social à travers le foncier, les paramètres de financement, les critères d’attribution et l’allocation logement. A long terme c’est tout l’aménagement du territoire qui est à revoir pour une vraie stratégie de croissance économique soutenable dans le temps et une politique de développement durable.
Je suis convaincu qu’avec la volonté publique nécessaire, une île de 374 km² avec moins de 200 000 habitants, à savoir la taille d’une commune moyenne en Europe, peut rattraper son retard en moins d’une décennie. La Stracom est certainement une des meilleures opportunités à saisir, à la suite de la Lodeom et en complément du PADD et du Contrat de projet, pour dessiner un chemin de croissance et de développement pour l’Ile au lagon.

Mahamoud Azihary
Directeur général